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Art et culture > Folklore et musique
Mebarek Othmani, dit Baly, est né en 1953 à Djanet, dans le Tassili, à quelque deux mille kilomètres au Sud-Est d'Alger. Etudiant en médecine, il s'achète un luth, se met à chanter sur des airs traditionnels touareg puis à écrire des textes en Tamacheq(berbère).
A Djanet, où il travaille à l'hôpital de la ville, il fonde un ensemble instrumental et vocal composé de sa mère Khadidja et de ses cousins et cousines. La formation se produit également hors d'Algérie.
Miloudi Mohamed, dit choughli, est né en 1968 dans un quartier nord de Djanet qui porte le nom de zelouaz. Il est infirmier qualifié dans un hôpital à Djanet.
Dès ses premiers pas d'artiste en 1986, il a participé à plusieurs manifestations, sans oublier les fêtes et les cérémonies officielles dans lesquels il garde toujours le même rythme. Il a sorti 3 k7 et 02 CD.
Mesbahi Abdellah (DELLA) ,est né en 1974, une nouvelle génération dans l'art. Il a participé à plusieurs manifestations, sans oublier les fêtes et les cérémonies officielles dans lesquels il garde toujours le même rythme. Il a sorti 3 k7.
Benomar Abdou (SOGHO),est né en 1971, une nouvelle génération dans l'art. Il a participé à plusieurs manifestations, sans oublier les fêtes et les cérémonies officielles.
Alouani housseine,est né en 1970, une nouvelle géneration dans l'art. Il a participé à plusieurs manifestations, les mariages, les anniversaires sans oublier les fêtes familiales et les cérémonies officielles.
IMZAD
Tarzagh est une femme comme toutes les femmes toueregues de Djanet. Mais Tarzagh maîtrise encore le jeu de vièle IMZAD.
L'Imzad est un instrument, une musique et une poésie.
Instrument monocorde, il est constitué d'une demi-calebasse recouverte d'une peau tendue sur laquelle sont pratiquées deux ouïes.
Une mache en forme d'arc flexible traverse la caisse de part en part. La corde, une méche en crin de cheval est fixée de part et d'autre du manche par des lanières de cuir.
Le pouce gauche de la femme qui s'appelle aussi TAMAWEYTE se déplace dans une certaine lattitude à partir de la laniére étrangloire.
La corde et frottée par un archet en bois courbé surmonté d'une méche en crins de cheval.
L'imzad est emblématique de la musique touaregue. La réhabilitation de la musique de l'imzad, jouée exclusivement par les femmes, est en soi, une réhabilitation de la femme et de son rôle dans la société touaregue.
En Azjar, comme en Ahaggar, il est joué exclusivement par les femmes qui fabriquent elles mêmes leurs instruments. Elles executent des airs musicaux tirés du répertoire traditionnel. Chacun raconte des aventures ou des exploits des héros passés à la postérité dans la mythologie.
LE TINDE :
Khadija et son ensemble féminin font découvrir un autre répertoire également lié au nom de l'instrument " tindé ".
Le tinde est un instrument musical " tambour " fabriqué à l'origine à moitié en bois et recouvert d'une peau de chèvre tendue, il sert de rythme aux chants généralement interprétés par des femmes.
Ce tambour est actuellement concurencé par les jerrican vides.
TAHEMMET :
Tahemmet est une danse traditionnelle des hommes sur rythme de musique jouée par les femmes.
Cette musique représente la joie et la victoire. Tahemmet est parmi les plus anciennes danses folkloriques de la région. Tahemmet se distingue par la mise en valeur des compétences individuelles de chaque danseur. Les mouvements, dans cette danse, sont peu conventionnels. On n'exige jamais de chorégraphie fixe pour le groupe. Tout dépend de l'état émotionnel du danseur au fur et à mesure de l'évolution du ton et du rythme. La tenue traditionnelle est indispensable pour prouver l'authenticité de Tahemmet. |
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