Djanet > L'oasis

Au jardin du Beylik, à Djanet, l'Arbre de Brenans

Les jardins d'adjahilil font toujours l'émerevillement des visiteurs qui atteignent Djanet après deux mille Kilométres de piste à travers le désert.

Dans cette oasis, seulement là .en effet .au pied de la falaise de l'Emellouli. de nombreuses petites sources ont rendu possinie, depuis des temps tres anciens, l'entretien de jardins permanents,
Plantés sous I'ombrage L'éger et tutélaire des Ten'rimam, des In'taKoust,de I'EnnKanntioufel, qui sont les variétés de dattes les plus appréciées à Djanet.

L'eau qui sourd au contact des grés précambriiens et des alluvions de la vallée est récupérée par des drins profonds de 1.50à 2m, don't un
Réseaude petites séguias coduit le tropplein dans des bassins maçonnés d'argile et placés en surélévations par rapport aux jardins à
Irriguer :les madjen.
Ces drains des sources , tous ces canalicules sont tapissés de ptites fougéres capilliaires qui leur font un écrin vert -tendre du plus agréable effet.

S'il ne rappelle en rien les (Jardins à la fontaine) et autres savantes composition végétales de le notre, le Jardin du Beylik exerce sur
Tuos,européens et kel Djanet ,un incontestable pouvoir de séduction.
Il attire, il retient les pas qui s'attardent à plaisir sur sable impalpable
Des allés ombreuses, tandis que le khammés, le vieux seddik figure pittoresque, mais qui n'arien de commun, non plus avec un la Quintinie, d'un coupnet et précis de sa houe, libére l'eau limpide d'ue séguia à travers une planche de zinnias.

Dans chaque pays, il existe une maniére de conservatoire vivant des archives spirituelles ou demeure un peu de l'ame des hommes qui l'ont aimé et qui ont contribué peu ou prou à le fçonner et à l'embllir.

Les jardins sont par exeellence tout désignés à remplir ce role. Le jardin du beylik , à adjahil , conerve ainsi le souvenir des chefs de poste et des officiers d' affaires sahariennes qui se sont succédés à
Djanet et qui ont aimé le cadre incomparable de la petite oasis du pays ajjer.
Un arbre prepétue tout particuliérement, par exemple, le souvenir, reslè bins vivant dans le pays, du capitaine Brenans.On le désigne du reste, comme l'arbre de Brenans. larbre de Brenans est certainement
Le seul de son espéce au Sahara central.Il s'agit d'unarbousier(Ar-
Butus uncdo L.) de belle venue, qui lance vers l'azur immuable du
Ciel de Djanet sa fléche impeccablement droite à huit métre du sol.
D'autres végétaux dignes d'intérét avaient encore été importés par Brenans au prix de difficultés qu'on imgine aissément, par l'intermédiaire des services du Paysannat et à partir du Jardin d'Essais
Du hamma. Ainsi, à l'automme 1959, on pouvait encore admirerr à
Adjhil un bel exemplaired'Eugenia de l'espéce jambolleana, si décorative avec ses larges feuilles vernissées, un Manguier qui souffrait un peu, à la vérité, d'un manque de fumure évident, un Schinus dependens don't le tronc vouté, tourmenté, les rameaux et retombants ajoutaient au pittoresque du jardin une touche suppléme-
Ntaire de charme et de fantaisie.

on doit, hélas ! déplorer la disparition de ces végétaux, due à une initiative malheureuse de (déboisement) qui, à la vérité, ne s'imposait guére sous cette latitude.
Les Zinnias, les Pétunias, les géraniums, les petits soleils, les buissons du jardin sont dus au commandant le liepvre qui a laissé
Au Sahara le souvenir d'un ami des fleurs très averti. D'année en
Année, ces plates se sont multiliées. Les Pétunais qui sont ici vivaces et les Zinnais se rtrouvent sous leur climat d'origines -l'Amérique tropicale trppicale - et se sont répondus par graines dans tuot le jardin . Toutes ces plantes pourant, à présent, dévorées par la Cusxute redoutable épiphyte , introduite accidentellement sans doute,qui risque fort d'élimine d'éfinitivement cette heureuse décoration florale. Telle etait du moins l'impression emportée lors d'une derniére visite à adjahi.

En mars -avril, les visiteurs qui ont fait escale à Djanet. poussent au petit matin la vieille port de bois badigeonnée de bleu et pénétrent
Dans un Buddéia gigantesque qui laisse choir, entre ses logues feuilles soutachées d'argentures laineu ses d'abondates grappes de fleurs jaune pale.
Ils décélent , un peu au -delà de l'rbousier de Brenans, le parfum capteux d'un pittospore don't les fleurs blanches sur un feuillage, dun beau vret sérieux, un peu lustré, font un effet d,autant plus heueux que l'arbuste, bien coduit au départ par une taille appropriée, prsente un port en bouquet sensiblement hémisphérique, suffisamment dégagé et élevé au dessus du sol pour ne pas fair(boulingin).il s'agit là de la variété sont la fleur dégage un arome très délicat rappetantcelui du jasmin.
Inodore, mais d'un duranta planté par le capitainz Bret non lion de là,
Développe simmulta nément son feilliage d'un vert gai, contellé d'une multitude de grappicules de fleurs bleues et petites baies oragées.
A cette epque, les orangers, les citronniers, les fleurs depaplemousses
Et du robinier font une symphonie de parfum enivarant et c'est, dans
Dans leurs frondaisons, le bourdonnement continu et imperssionnant
Des grosses abilles xyloopes aux ailes d'acier trmpé, à la livrée d'un
Noir d'erébe toute soufrée de pollens.
De peu succédent les floraisons aux seteurs infiniment subtiles mais combien éphéméres! des vignes folles qui sur la lisiére du jardin s'élancent à l'assaut des hautes pames ou des muriers et des peupliers ditalie, plantés parle capitaine Bret le long de la séguia principal, ou elles entrelacent des berceeaux suspendus à l'usage des petites fauvettes en imigration, qui viennent nombreuses s'y reposer
Durant leurs courtes escales à Djanet.
Ainsi d'année en année, le jardin s'est heueusement enrichi d'essences
D'agrément qui en font un but de promenade plein d'attrait pour les visiteurs qui te décuovrent après les dures journées d'ariditédes pstes du grand désert. un havre bienfaisant, un lieu édénique.

En 1960 ,enfin ,il convenait de le signaler au terme cette bréve note, auront été tentées un grand nombre d'introuctions nouvelles éminmm-
Ent dignes d'intérêt.
En premier lieu, la reproduction, au jardin du Bylik, du fameux Cyprés du capitains duprez, seut conifére vivant du sahara central a été
Obtenue avec succés à partir de grainenes de cet arbre récoltées à la station relicte du plateau de Tamrit, à 1,800 m d'alrtitude et à quelques heurs de marche de Djanet.
Une soixantaine de petits cyprés de duprez se dèvlopaità adjahil, en décembre 1960. Acette époque, il avait méme été procédé àde nouveaux semis destinés à constituer un embryon de pépiniére de ce confére à Djanet, tandis que parallélement, l'Algérois, de contantine et de la région niçois, multiplier le cupressus dupreziana sous des climats sensiblement viosin de celui qui régnait sur le tassili, il ya que-
Qeues 1.500 ou 2.000 ans .alors que la forets de cyprés recouvrait la
plus grand partie du plateau ainsi que les hautes régins du Hoggar.
Simultanément étaint introduits le cyprés bleu de l'arizona, le cyprés du Portugal et classique cyprés fastigié d'Itlie; enfin le pin d'alpe et le Pin parasol. ces jeunes plants se coportait aussi heureusement qu'on pouvait le souhaiter et laissaient laissient bien augurer des ombages futurs uole vent du désert s'en ira murmurer tout la gamme des soupirs Qu'un Alphonse Daudet aimait à recueillir sous le couvert léger des pinnédes de provence.
On pouvait encore voir démarrer, à la memes époque, une collection assez compléte de cassias et de mimosées, ces acacias vrais, typiques des régions séchesde l'Anceen et du nouveau monde, des Arganiers du
Sud Marocain, des kapokiers, des palissandres, des steraliens des palmiers cocos le port tient des fougéres et rapplle un peu celui des palmiers phoenix nains…
Il faut souhaiter que des soins attentifs prmettoront à cette inléressante collection de pros pérer dans les meilleures conditions .l' effort orginal que représente, grace à de multiples et louables concours, la réunion et l'introduction de tuos ces végétaux dans la lointaine oasis de djanet,
Mérite de se voir prologer de façon très suivie afin qu'un entier succés, qui ne paraît pas douteux dans les coditions climatiques et édaPhiques exceptionnellement mais très normaalement le couronner.
Ainsi, l'rbre de Brenans connaitra-t-il, sous l'ombre lumineuse des palmes, des compagnons digns delui, qui sauront de cet hortum coctusum
Pliende charmes déjà, préserver la fraicheur propice à la promenade et

A la déteente et multiplier à l'anneée, les effluves odoorants d'innomb
Rables floraisons aux couleurs vives et variées, des grappes des vapo-reuses, bleu de porcelaine ,des Jacarandas, aux roses-chair des choirisia- kapokiers en passant par tuot la gamme des blans cette et des jaunes chez les casssias, chez les parKinsonias et dans cette nombreuse tribu muliforme des Mimosées-acacias.